Plus il refaisait surface et plus l’odeur de la jeune femme s’éloignait, comme si elle voulait mieux l’abandonner. Tel était ce que ressentait son instinct mais dont son conscient n’avait aucune idée. Si bien qu’au moment où il revint à lui, il se demanda se qu’il faisait la et alors qu’il se retournait pour proposer à ses amis de s’asseoir, il se rendit compte qu’ils étaient déjà assit. Une question lui vint à l’esprit : Combien de temps s’était il passé pendant qu’il était semi conscient ? Il n’en avait hélas aucune idée et il était trop hébété pour de mander ce détail insignifiant à Fhara ou Therios, qui d’ailleurs avait l’air de vouloir le réprimander à les regarder comme ça, sans expression aucune, comme si il était encore loin, dans les méandres d’un blocage.
Il secoua la tête lâchement pour reprendre ses esprits et alla s’asseoir à la table après avoir ramassé son sac. Il déposa ce dernier négligemment près de sa chaise et s’affala sur la table, plongeant son visage dans ses bras croisés, comme si il voulait dormir. Lançant dans une voix étouffée mais audible par les personnes présente un :
« Vous me préviendrez quand vous aurez fini. »Il n’avait apparemment pas envie de réviser, comme d’habitude sauf qu’ici, il n’y avait pas de nuages, ni d’arbres pour organiser son échappatoire. Par une curieuse coïncidence, il s’était assit à la seul place restante, aux cotés de Lyli et donc en face de Fhara. Il en était presque troublé, à la fois avide de curiosité et éprouvant une peur fébrile qu’il ne ressentait pas encore vraiment. Ses sensations allaient et venaient disparaissant tour à tour pour mieux revenir. Peut être du au parfum de Lyli, ou d’un autre artifice, bref, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait mais ne cherchait pas non plus à le comprendre. Tout ce qu’il voulait c’était la fin de ces révisions pour pouvoir sortir de cette souricière. Mais le temps avait décidé de ralentir sa course…
… Mais l’heure finit par toucher à sa fin. Dernières secondes semblant interminable, il n’avait pas ouvert un bouquin et s’était contenté de regarder ses amis et cette étrange étudiante réviser. Discutant pour tuer le temps entre deux phrases en Italien. Bref, il allait enfin pouvoir quitter ces lieux et c’est ce qui lui importait. Il regarda Fhara se demandant quand elle déciderait de lâcher son livre et le ranger, voulant passer à une autre activité et rapidement. Jetant un œil à Lyli comme pour déceler sur son visage, une expression du genre « c’est tout pour aujourd’hui. ». De toute manière, l’heure était arrivé et si ils pouvaient voir le soleil, ils verraient que ce dernier était en train de se coucher dans une pénombre annonçant l’obscurité.